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ÉCOLES D’EXCELLENCE :MODÈLES DE RÉUSSITE OUFABRIQUE D’INÉGALITÉS ?

Former une élite sans réserver l’excellence à quelques-uns : le défi de l’école africaine

PAR DR ACHILLE COMOE

Les écoles d’excellence promettent de faire triompher le mérite. Mais lorsque les conditions de départ sont profondément inégales, sélectionnent-elles vraiment les plus capables — ou ceux qui ont eu les meilleures chances de le démontrer ?

Il y a, derrière chaque bulletin scolaire, une histoire que les notes ne racontent pas.

Celle d’un enfant qui révise le soir dans une maison où les livres sont nombreux. Celle d’un autre qui travaille avec les moyens disponibles, parfois loin d’une bibliothèque, d’un laboratoire ou d’une connexion Internet stable. Celle d’une mère qui, sans avoir elle-même beaucoup étudié, nourrit de grandes ambitions pour sa fille. Celle d’un enseignant qui découvre, au fond d’une classe, un élève dont les résultats ne disent pas encore tout du potentiel.

Et puis vient le jour de la sélection. Même sujet. Même durée. Même barème. Sur le papier, tous sont égaux.

“Mais ont-ils réellement eu les mêmes chances d’arriver jusque-là ?”

C’est toute l’ambivalence des écoles d’excellence. Leur promesse est belle : repérer les meilleurs élèves, leur offrir les meilleures conditions d’apprentissage et permettre au talent et au mérite de conduire au sommet.

Cette ambition est nécessaire. Au moment où les pays africains cherchent à former les scientifiques, ingénieurs, médecins, chercheurs, entrepreneurs et dirigeants dont dépendra une partie de leur avenir, personne ne peut sérieusement reprocher à un État de vouloir cultiver l’excellence.

Mais une question demeure : les écoles d’excellence sont-elles de puissants ascenseurs sociaux ou contribuent-elles, malgré elles, à installer une école à plusieurs vitesses ? Le véritable enjeu n’est sans doute pas de choisir entre excellence et égalité. Il est de savoir comment faire de l’égalité des chances la première condition de l’excellence.

L’excellence, une ambition dont l’Afrique ne peut se passer

Former une élite n’est pas, en soi, une injustice. Toutes les sociétés ont besoin de femmes et d’hommes hautement qualifiés. Dans un monde où la puissance des nations dépend de plus en plus de leurs capacités scientifiques, technologiques et intellectuelles, renoncer à identifier et à accompagner les talents serait une faute stratégique.

L’Afrique a besoin de ses meilleurs cerveaux. Mais elle a surtout besoin de leur donner des raisons et des moyens de se révéler.

Derrière l’expression parfois abstraite d’« école d’excellence », il y a quelque chose de très concret : un enfant qui découvre pour la première fois un véritable laboratoire scientifique ; une adolescente qui peut poursuivre sa scolarité parce qu’un internat la rapproche de son école ; un élève qui rencontre un professeur capable de reconnaître ses aptitudes et de lui dire : « Tu peux aller plus loin. »

Sélection exigeante, effectifs maîtrisés, encadrement renforcé, internats, laboratoires, bibliothèques, ressources numériques, culture de l’effort : lorsqu’il fonctionne, le modèle offre aux élèves un environnement particulièrement favorable aux apprentissages.

En Côte d’Ivoire, cette ambition est ancienne. Le Lycée scientifique de Yamoussoukro en constitue l’une des expressions emblématiques. Elle se prolonge aujourd’hui par une politique de développement d’établissements d’excellence, notamment en faveur des jeunes filles. Le ministère en charge de l’Éducation nationale fait état d’un programme de quinze établissements d’excellence de jeunes filles avec internat. En octobre 2025, l’État annonçait également un investissement de plus de 44 milliards de FCFA, portant notamment sur quatre lycées d’excellence à Abengourou, Divo, Korhogo et Man et un collège d’excellence à Bouna, avec internat.

Derrière les milliards investis, il faut regarder les vies susceptibles d’être transformées. Pour une jeune fille brillante vivant loin d’un grand centre urbain, l’internat n’est pas seulement un bâtiment avec des chambres et un réfectoire. Il peut représenter la possibilité de poursuivre ses études dans de bonnes conditions. Pour une famille modeste, une prise en charge n’est pas seulement une aide financière : elle peut être ce qui empêche le talent d’un enfant de s’arrêter là où commencent les difficultés économiques de ses parents.

L’établissement d’excellence de Sinématiali, inauguré en mai 2025, a ainsi été présenté par les autorités comme un instrument de promotion de l’éducation des jeunes filles dans un environnement encore marqué par certaines pesanteurs socioculturelles.

“Dans ces situations, l’école d’excellence ne reproduit pas l’inégalité. Elle peut la corriger.”

Mais qu’est-ce qu’une école « excellente » ?

C’est ici que le débat commence véritablement. Est excellente l’école qui affiche 100 % de réussite ? Celle qui rassemble les élèves ayant obtenu les meilleures notes ? Celle qui possède les équipements les plus modernes ? Ou celle qui parvient à faire progresser le plus fortement les enfants qui lui sont confiés ?

Prenons deux établissements. Le premier sélectionne des élèves qui obtenaient déjà 17 ou 18 de moyenne. Quelques années plus tard, ils réussissent brillamment leurs examens. Le second accueille des élèves dont les résultats étaient plus modestes. Il les accompagne, les fait progresser, leur redonne parfois confiance et les conduit à des niveaux qu’ils n’avaient jamais imaginé pouvoir atteindre. Lequel est le plus excellent ? La réponse n’est plus aussi évidente.

“Nous confondons trop facilement sélection de l’excellence et production de l’excellence.”

Les résultats finaux comptent. Mais ils ne racontent pas tout. Il faudrait également mesurer la distance parcourue entre l’enfant qui entre dans l’établissement et le jeune qui en sort. Car la grandeur d’une école ne réside peut-être pas seulement dans les performances de ceux qu’elle sélectionne, mais dans ce qu’elle parvient à faire naître en eux.

“Qu’avez-vous permis à vos élèves de devenir ?”

Mérite, performance, potentiel : trois réalités différentes

Un enfant obtient 18/20. Un autre obtient 14/20. Le classement est simple : le premier est devant le second. Mais leur histoire l’est beaucoup moins.

Le premier dispose peut-être depuis son enfance de livres, d’un ordinateur, d’une connexion Internet, de parents capables de l’aider et, lorsque cela est nécessaire, de cours supplémentaires. Le second se lève peut-être plus tôt pour rejoindre son établissement. Il étudie dans une classe plus chargée, partage ses manuels ou ne dispose pas toujours d’un espace calme pour travailler.

Cela signifie-t-il que son 14/20 vaut davantage que le 18/20 de l’autre ? Pas nécessairement. Mais cela signifie que la note seule ne suffit pas toujours à raconter le potentiel d’un enfant.

“La performance mesure un résultat. Le potentiel désigne une capacité. Le mérite renvoie aussi à l’effort et au chemin parcouru.”

Or l’école sait très bien mesurer la première. Elle éprouve beaucoup plus de difficultés à saisir les deux autres. Lorsque l’on sélectionne très tôt les enfants sur leurs seuls résultats scolaires, on sélectionne évidemment leur travail et leurs aptitudes. Mais on peut aussi sélectionner, sans le vouloir, une partie des avantages dont ils ont bénéficié depuis l’enfance : qualité de l’établissement fréquenté, niveau d’instruction des parents, accès aux livres et au numérique, cours particuliers, environnement familial ou proximité d’une école performante.

Le concours peut donc être parfaitement impartial dans son organisation tout en intervenant au terme de parcours profondément inégaux. L’égalité devant la sélection ne garantit pas, à elle seule, l’égalité des chances.

Côte d’Ivoire : davantage d’enfants à l’école, mais apprennent-ils suffisamment ?

La Côte d’Ivoire permet de mesurer toute la complexité de cette question. Le pays a accompli d’importants progrès en matière de scolarisation. Selon le rapport « Pleins Feux » consacré à la Côte d’Ivoire, lancé à Abidjan le 9 avril 2026 par la Commission de l’Union africaine, le Gouvernement ivoirien et le Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO, le taux brut de scolarisation est passé de 64 % à 93 % entre 2000 et 2023, tandis que le taux d’achèvement du primaire a atteint 78 % en 2024.

93 %Taux brut de scolarisation en 2023, contre 64 % en 2000 — rapport « Pleins Feux » Côte d’Ivoire, 2026.
78 %Taux d’achèvement du primaire en 2024 — rapport « Pleins Feux » Côte d’Ivoire, 2026.

Ces chiffres racontent une transformation réelle : davantage d’enfants entrent à l’école et davantage y restent. Mais une statistique de scolarisation ne dit pas ce qu’un enfant comprend lorsqu’il ouvre son livre. Elle ne dit pas s’il sait lire avec aisance, résoudre un problème, argumenter, raisonner ou développer sa curiosité.

Derrière la bataille de l’accès apparaît donc une autre bataille, plus silencieuse : celle de l’apprentissage réel. Le rapport « Pleins Feux » souligne justement la persistance de difficultés dans l’acquisition des compétences fondamentales.

Une autre photographie, issue des indicateurs de prestation de services (SDI) 2022 et rappelée par la Banque mondiale en février 2026, confirme l’ampleur du défi : les élèves évalués obtenaient en moyenne 38,3 sur 100 en français et en mathématiques combinés ; 48 % des élèves de CE2 testés ne parvenaient à lire aucun mot d’une phrase simple de huit mots.

38,3/100Score moyen en français et mathématiques combinés — SDI 2022, rappelé par la Banque mondiale en février 2026.
“Combien de talents potentiels ne découvrons-nous jamais parce que leurs conditions d’apprentissage ne leur ont pas permis de se révéler ?”

Quand la géographie entre dans la salle d’examen

Un enfant ne choisit ni son lieu de naissance ni la situation économique de ses parents. Pourtant, ces deux réalités peuvent peser longtemps sur sa trajectoire scolaire.

Grandir à Abidjan, dans une capitale régionale ou dans une localité rurale éloignée ne signifie pas toujours disposer du même accès aux enseignants, aux bibliothèques, au numérique, aux cours de renforcement ou simplement à l’information sur les filières sélectives.

Il existe également une autre inégalité, beaucoup moins visible : celle des codes scolaires. Certains parents savent quelles filières choisir, quels concours préparer, quelles démarches anticiper. Ils connaissent les établissements réputés et savent à quelle porte frapper lorsqu’un enfant montre des aptitudes particulières. D’autres parents peuvent aimer leurs enfants avec la même intensité et nourrir pour eux les mêmes ambitions, mais ne pas disposer de cette information.

L’inégalité se construit alors presque silencieusement. Elle n’est inscrite dans aucun règlement. Elle ne figure dans aucun sujet d’examen. Personne ne la voit sur la copie du candidat. Pourtant, elle est entrée avec lui dans la salle.

“Sélectionnons-nous toujours les enfants les plus capables, ou parfois ceux qui ont eu les meilleures possibilités de démontrer qu’ils le sont ?”

Le risque d’un archipel d’excellence

Il faut aussi parler d’argent. Une école d’excellence coûte cher. Et c’est normal. Un internat de qualité, des laboratoires, des équipements numériques, des bibliothèques, des enseignants spécialisés et un encadrement renforcé ont un coût.

La question n’est donc pas de reprocher à l’État d’investir dans ses meilleurs établissements. Elle est de savoir ce qui se passe lorsque, à quelques kilomètres d’une école disposant d’équipements exceptionnels, une autre manque encore de ressources élémentaires.

Deux enfants relevant du même système public peuvent alors faire l’expérience de deux écoles radicalement différentes. L’un apprend dans un environnement qui lui dit chaque jour : « Ton potentiel mérite les meilleures conditions. » L’autre peut finir par entendre, même si personne ne le lui dit explicitement : « Fais avec ce que nous avons. »

“À force de multiplier des îlots performants sans transformer suffisamment ce qui les entoure, on pourrait constituer un archipel d’excellence au milieu d’un océan de difficultés scolaires.”

Or l’excellence de quelques établissements ne pourra jamais durablement compenser les fragilités du système qui les alimente.

Et si les écoles d’excellence devenaient des locomotives ?

Une autre voie est possible. Pourquoi les établissements d’excellence devraient-ils vivre comme des univers séparés ?

Une méthode d’apprentissage fonctionne particulièrement bien dans l’un d’eux ? Faisons-la connaître ailleurs. Des enseignants y développent des pratiques remarquables ? Permettons-leur de former d’autres enseignants. Un lycée possède un laboratoire scientifique de haut niveau ? Ouvrons ponctuellement ses portes aux élèves des établissements voisins. Des ressources numériques y sont développées ? Rendons-les accessibles au plus grand nombre. Des élèves particulièrement brillants y sont formés ? Encourageons-les à devenir eux-mêmes mentors d’autres jeunes.

Alors, quelque chose change. L’école d’excellence n’est plus seulement l’endroit où l’État concentre les meilleurs. Elle devient l’endroit à partir duquel l’excellence se diffuse. Elle cesse d’être une île. Elle devient une locomotive.

Et chaque investissement consenti pour quelques centaines d’élèves peut commencer à produire des effets sur des milliers d’autres.

Aller chercher les talents là où ils se cachent

Rendre l’excellence plus juste ne signifie pas supprimer la sélection. Cela signifie mieux sélectionner. Et peut-être, avant même de sélectionner, apprendre à mieux chercher.

Le prochain grand mathématicien ivoirien vit peut-être dans une localité éloignée. Une future ingénieure se trouve peut-être aujourd’hui dans une classe où personne ne lui a encore dit qu’elle était particulièrement douée en sciences. Un enfant capable d’intégrer demain l’un des meilleurs établissements du pays ignore peut-être simplement que cette possibilité existe.

“L’excellence ne devrait donc pas attendre que les talents viennent frapper à sa porte. Elle devrait parfois aller les chercher.”

Cela suppose des campagnes de repérage dans les zones rurales et les établissements défavorisés, des préparations gratuites aux concours, un suivi de la représentation territoriale et sociale des admis, des bourses, des internats et un accompagnement particulier des élèves à fort potentiel.

Il ne s’agit nullement d’abaisser les exigences. Il s’agit au contraire de donner à davantage d’enfants les moyens réels de les atteindre.

Former une élite, oui. Mais quelle élite ?

Il reste enfin une question que les taux de réussite ne peuvent résoudre. À quoi doit servir une école d’excellence ?

Un jeune diplômé qui intègre une grande université internationale et construit une brillante carrière a incontestablement réussi. Mais lorsqu’une collectivité a investi fortement dans sa formation, une autre interrogation apparaît : que devient, pour la société, l’excellence qu’elle a contribué à produire ?

Dix ou vingt ans plus tard, où sont les anciens élèves ? Combien enseignent ? Combien soignent ? Combien innovent ? Combien entreprennent et créent des emplois ? Combien transmettent à leur tour ? Combien contribuent depuis leur pays ou depuis la diaspora au développement de leur pays et du continent ?

Une école d’excellence devrait peut-être être fière non seulement du nombre de mentions obtenues au baccalauréat, mais aussi du nombre de vies que ses anciens élèves contribuent à transformer.

Car l’excellence ne devrait pas seulement être académique. Elle devrait aussi être scientifique, professionnelle, sociale et civique. Former les meilleurs prend tout son sens lorsque leur réussite contribue également à faire progresser les autres.

Cinq questions pour savoir si une école est vraiment excellente

01QUI Y ENTRE ? D’où viennent les élèves ? De quels territoires, de quelles écoles et de quels milieux sociaux ?
02QUE DEVIENNENT-ILS GRÂCE À L’ÉTABLISSEMENT ? Mesure-t-on seulement leur niveau de sortie ou également le chemin parcouru depuis leur admission ?
03COMBIEN CETTE EXCELLENCE COÛTE-T-ELLE ? Quel est l’investissement consacré à chaque élève et comment se compare-t-il à celui de l’école ordinaire ?
04CE QUI FONCTIONNE PROFITE-T-IL AUX AUTRES ? Les méthodes, les enseignants, les ressources et les innovations irriguent-ils le reste du système éducatif ?
05QUE DEVIENNENT LES DIPLÔMÉS ? Leur réussite personnelle produit-elle, à terme, une contribution scientifique, économique, sociale ou civique ?

Ces questions ne visent pas à mettre les écoles d’excellence en accusation. Elles permettent simplement de passer d’une excellence que l’on affiche à une excellence dont on mesure réellement l’impact.

L’Afrique n’a pas trop d’excellence ; elle n’en a pas encore assez

Au fond, les écoles d’excellence ne sont pas nécessairement une fabrique d’inégalités. Elles peuvent être exactement l’inverse : l’endroit où un enfant que sa naissance semblait condamner à des possibilités limitées découvre soudain que son avenir peut être beaucoup plus grand que son point de départ.

C’est probablement l’une des plus belles promesses que l’école puisse faire.

Mais cette promesse se fragilise lorsque la sélection finit par consacrer des avantages sociaux déjà acquis ; lorsque l’excellence devient un monde à part ; lorsque les meilleures ressources restent enfermées derrière les murs de quelques établissements.

Il ne s’agit donc pas de choisir entre l’élite et la masse. Ni entre les meilleurs et les autres. Ni même entre excellence et égalité.

Elle a besoin d’établissements capables d’accompagner très loin ses élèves les plus performants. Mais elle a surtout besoin que l’exigence, la qualité des enseignants, l’accès aux ressources, la culture scientifique et l’ambition éducative cessent progressivement d’être les privilèges de quelques écoles pour devenir l’horizon de toutes.

Car le véritable enjeu n’est peut-être pas de savoir combien d’écoles d’excellence possède un pays. Il est de savoir combien d’enfants brillants restent encore invisibles. Combien n’ont jamais rencontré l’enseignant qui aurait décelé leur talent. Combien n’ont jamais eu accès au livre, au laboratoire, à l’ordinateur ou simplement à l’information qui aurait changé leur trajectoire. Combien auraient pu aller beaucoup plus loin si quelqu’un, quelque part, leur en avait donné la possibilité.

Une école juste n’est donc pas celle qui renonce à former une élite. C’est celle qui refuse que la naissance, le territoire ou la condition sociale décident, avant même l’école, de ceux qui auront le droit d’en faire partie.

L’élitisme sélectionne ceux qui ont déjà réussi.
L’excellence véritable cherche aussi ceux qui auraient pu réussir si on leur en avait donné la chance.

Repères documentaires

• Ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation de Côte d’Ivoire — « Liste des 15 lycées d’excellence de jeunes filles avec internat ». Titre officiel du document ministériel ; dans le corps de l’article, l’expression « 15 établissements d’excellence » est privilégiée afin de tenir compte de la diversité des structures.

• Commission de l’Union africaine / Gouvernement de Côte d’Ivoire / Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO — Rapport « Pleins Feux » Côte d’Ivoire, lancé à Abidjan le 9 avril 2026. Taux brut de scolarisation : 64 % en 2000 et 93 % en 2023 ; taux d’achèvement du primaire : 78 % en 2024 ; environ un tiers des élèves présentent seulement des compétences minimales en lecture et en mathématiques.

• Banque mondiale — Service Delivery Indicators (SDI) Côte d’Ivoire 2022, données reprises en février 2026. Score moyen : 38,3/100 en français et mathématiques combinés ; 48 % des élèves de CE2 évalués ne lisaient aucun mot de la phrase-test simple de huit mots.

• Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) — Projet de construction et d’équipement de quatre lycées d’excellence et d’un collège pour jeunes filles avec internat. Abengourou, Divo, Korhogo et Man pour les lycées ; Bouna pour le collège. Coût total HT annoncé par la fiche de projet : 35,633 milliards FCFA, dont 30 milliards financés par la BOAD et 5,633 milliards par l’État de Côte d’Ivoire.

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