JOURNÉE MONDIALE DE LA TERRE A GRAND BASSAM: “MA PLAGE MON PAYS”

JOURNÉE MONDIALE DE LA TERRE A GRAND BASSAM: “MA PLAGE MON PAYS”

L’Ambassade des Etats-Unis a organisé sur la plage de Grand-Bassam, en collaboration avec l’Association des Boursiers des Programmes américains, l’Université Internationale de Grand-Bassam, le Réseau des Associations pour le Volontariat en Côte d’Ivoire, COCA COLA, AIMAS, JAH LIVE  et bien d’autres organisations dont PLANETE PAIX MA PLAGE MON PAYS de le Samedi 21 Avril 2018. Le Programme « MA PLAGE MON PAYS » qui était à sa deuxième édition est une activité de salubrité qui vise à redonner à nos plages toute leur beauté. Ladite activité, a mobilisé 1000 bénévoles dont 44 membres de l’ONG PLANETE PAIX. Avant d’investir la plage, une cérémonie d’ouverture s’est tenue au MUSEE DES ARTS ET DES COSTUMES DE GRAND BASSAM. Cet endroit a accueilli également la cérémonie de clôture. Il s’est agi de nettoyer 2 kilomètres de plage. Les 2 kilomètres ont ainsi été délimités : A partir de l’Hôtel Etoile du Sud 1 kilomètre de part et d’autre. Les bénévoles ont été réparties en 10 équipes identifiées par une couleur. Chaque équipe a occupé 200 mètres de plage. Tous les bénévoles ont passé un bon moment de REGGAE PARTY avec un groupe Reggae juste après l’activité

LA MEDIATION DES CONFLITS

LA MEDIATION DES CONFLITS

Le vendredi 20 Avril 2018, PLANETE PAIX a été invitée par la Chaire UNESCO pour la culture de la paix dans le cadre de la conférence publique sur la médiation des conflits par le Professeur Michèle HOFNUNG GUILLAUME, Professeur des facultés de droit, Directeur de l’institut de Médiation Guillaume-Hofnung. La conférencière après avoir énoncé la différence entre la conciliation, la négociation, l’arbitrage et la médiation à laisser entendre que la médiation est un Processus de Communication éthique qui repose sur la liberté et la responsabilité des parties, une maïeutique. En outre, pour la conférencière la médiation doit être quelque chose d’éclairés.

Le médiateur est un tiers. Le tiers est un élément déterminant de la médiation. Le médiateur s’efforce d’être impartiale, indépendant des partenaires encombrant (l’institution qui finance le médiateur…), et sans pouvoir. Le médiateur se contente de poser des questions a-t-elle ajouté.

ENSEMBLE CONTRE LA PEINE DE MORT

ENSEMBLE CONTRE LA PEINE DE MORT

DÉCLARATION FINALE DU CONGRES RÉGIONAL AFRICAIN SUR LA PEINE DE MORT

Nous,

Participants au Congrès régional africain d’Abidjan (Côte d‘Ivoire) organisé du 9 au 10 avril 2018, par l’association ECPM – Ensemble Contre la Peine de Mort en partenariat avec la Coalition mondiale contre la peine de mort, la FIACAT et la CNDH-CI ;

ADOPTONS la présente Déclaration au terme de deux jours d’intenses débats, d’échanges d’expériences, de témoignages et de déclarations officielles ;

NOUS RÉJOUISSANT :

– que le mouvement abolitionniste se développe, dans un monde où près des 3/4 des Etats ont renoncé, en droit ou en fait, à l’application de la peine capitale ;

– que sur les 55 États africains 4/5e sont abolitionnistes : 20 ont aboli la peine capitale pour tous les crimes et 22 observent un moratoire sur les exécutions ;

– que depuis 10 ans, 7 États africains ont aboli la peine de mort : Bénin, Burundi, Congo, Gabon, Guinée, Madagascar, Togo.

RAPPELONS :

– que le droit à la vie est protégé par tous les textes internationaux et régionaux de protection des droits de l’homme, et notamment par l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et l’article 4 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ;

– que l’abolition de la peine de mort est essentielle à la protection efficace du droit à la vie et à la reconnaissance pleine et entière de la dignité inhérente à tous les êtres humains ;

– qu’aucune disposition du droit international ne prévoit la peine de mort pour les crimes les plus graves (génocides et crimes contre l’humanité crimes de guerre).

MAIS CONSTATANT :

– que la lutte contre le terrorisme est détournée par certains gouvernements pour étendre le champ d’application de la peine de mort et reprendre les exécutions ;

– que la peine de mort est pratiquée de manière discriminatoire notamment en fonction du statut socio-économique et de l’orientation sexuelle ;

– que les condamnés à mort subissent en raison de leur statut, des conditions de détention qui constituent un traitement cruel, inhumain et dégradant ;

– qu’il demeure 13 pays en Afrique qui maintiennent la peine de mort et l’appliquent souvent de manière arbitraire.

SOULIGNANT LA NÉCESSITE DE FRANCHIR DE NOUVELLES ÉTAPES SIGNIFICATIVES VERS L’ABOLITION TOTALE DE LA PEINE DE MORT EN AFRIQUE,

NOUS APPELONS :

Les organisations intergouvernementales internationales et régionales :

– à poursuivre et intensifier leur coopération avec les États et la société civile pour promouvoir l’abolition de la peine de mort en Afrique ;

– à adopter au plus vite le projet de Protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l‘homme et des peuples portant sur l’abolition de la peine de mort en Afrique.

Les Etats présents au Congrès d’Abidjan :

– la Côte d’Ivoire et la Guinée : à ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques;

– le Burkina Faso : à adopter le projet de Constitution prévoyant l’abolition de la peine de mort ;

– le Tchad : à abroger la loi sur le terrorisme de juillet 2015 ;

– la RDC : à voter en faveur de la résolution des Nations unies appelant à un moratoire sur les exécutions capitales.

Les États rétentionnistes africains :

– à abolir la peine de mort pour tous les crimes ;

– à instaurer un moratoire sur les condamnations à mort et les exécutions, conformément aux résolutions des Nations unies et de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ;

– à supprimer la peine de mort obligatoire ;

– à recueillir et publier des informations régulières, fiables scientifiquement et produites de manière indépendante sur l’application de la peine de mort.

Les États abolitionnistes africains en droit ou de fait :

– à abolir la peine de mort pour tous les crimes ;

– à ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ;

– à soutenir l’adoption du projet de Protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples portant sur l’abolition de la peine de mort en Afrique ;

– à voter en faveur de la résolution de l’AGNU appelant à un moratoire universel sur les exécutions capitales en 2018 et à devenir co-sponsor de cette résolution ;

– à soutenir les acteurs de la société civile oeuvrant en faveur de l’abolition de la peine de mort.

Les parlementaires africains à :

– se regrouper en réseaux nationaux, régionaux et internationaux et porter le débat de l’abolition au coeur de leurs parlements.

Les Institutions nationales des droits de l’homme (INDH) :

– à intégrer systématiquement les questions relatives à la peine de mort dans leurs plans d’action et inciter leurs Etats à abolir la peine de mort et à voter en faveur de la Résolution de l’Assemblée générale des Nations unies appelant à un moratoire universel sur la peine de mort.

La société civile abolitionniste :

– à rejoindre la Coalition mondiale contre la peine de mort ;

– à constituer ou à rejoindre des coalitions nationales contre la peine de mort ;

– engager des actions de sensibilisation et d’éducation à l’abolition auprès du public, des décideurs politiques, des médias, des faiseurs d’opinion et des professions juridiques.

Abidjan,  le 10 Avril 2018

BE PLANETE PAIX AGAINST DEATH PENALTY

BE PLANETE PAIX AGAINST DEATH PENALTY

FINAL DECLARATION  Regional Congress Against Death Penalty

Abidjan April 10, 2018

We,

The participants in the African Regional Congress, organised in Abidjan (Ivory Coast) from 09 to 10 April, 2018 by the association ECPM- Together Against the Death Penalty in partnership with the World Coalition Against the Death Penalty, the FIACAT and the CNDH-CI, hereby

ADOPT the present Declaration following two days of intense debates, exchanges of experiences, testimonies, and official declarations;

ARE DELIGHTED:

– that the abolitionist movement is expanding in a world where almost 3/4 of the countries have abolished the death penalty in law or in practice;

– that among the 55 African states, 4/5 are abolitionists: 20 states have abolished the death penalty in law for all crimes and 22 states observe a moratorium on executions;

– that in the last ten years, 7 African states have abolished the death penalty: Benin, Burundi, Congo, Gabon, Guinea, Madagascar, Togo.

REMIND:

– that the right to life is enshrined in and protected by every international and regional human rights instruments in particular in article 6 of the International Covenant on Civil and Political Rights and Article 4 of the African Charter on Human and Peoples’ Rights;

– that the abolition of the death penalty is essential to the efficient protection of the right to life and to the full recognition of the inherent dignity of every human being;

– that no International law provision provides for the death penalty for the most serious crimes (genocide, crimes against humanity and war crimes);

BUT OBSERVE:

– that the fight against terrorism is used as a pretext by some governments, to justify the extension of the scope of application of the death penalty and resume executions;

-that the death penalty is often used in a discriminatory manner, especially based on socioeconomic status and sexual orientation;

– that the people sentenced to death suffer, because of their status, from conditions of detention which constitute cruel, inhuman and degrading treatment;

– that 13 countries still retain the death penalty in Africa, and often apply it in an arbitrary manner;

UNDERLINING THE NECESSITY TO TAKE FURTHER SIGNIFICANT STEPS TOWARDS THE COMPLETE ABOLITION OF THE DEATH PENALTY IN AFRICA, 

WE CALL UPON:

The regional and international Intergovernmental organisations:

– to pursue and intensify cooperation with States and civil society to promote the abolition of the death penalty In Africa;

– to adopt without delay the draft Protocol to the African Charter on human and Peoples’ Rights on the abolition of the death penalty in Africa.

The States present at the Congress of Abidjan

– Côte d’Ivoire and Guinea: to ratify the Second Optional Protocol to the International Covenant on Civil and Political Rights;

– Burkina Faso: to adopt the draft constitution providing for the abolition of the death penalty

– Chad: to withdraw the law on terrorism adopted in July, 2015;

– the DRC to vote in favour of the United Nations resolution calling for a universal moratorium on executions;

Retentionist African states to commit:

– to abolish the death penalty for all crimes

– to observe a moratorium on death sentences and executions in conformity with the United Nations and African Commission on Human and Peoples’ Rights’ resolutions ;

– to abolish the mandatory death penalty;

– to gather and publish regular, scientifically reliable and independently produced information on the application of the death penalty.

African states abolitionists in law or in practice:

– to sign and ratify the UN Second Optional Protocol to the International Covenant on Civil and Political Rights;

– to support the adoption of the draft Protocol to the African Charter on Human and Peoples’ Rights on the Abolition of the Death Penalty

– to vote in favour of the Resolution for a universal moratorium on the use of the death penalty of the General Assembly of the United Nations and to co-sponsor it

– to support civil society actors working in favour of the abolition;

African Parliamentarians:

– to gather in national, regional and international networks to bring the abolitionist debate in their parliaments;

National Human Rights Institutions (NHRIs):

– to systematically include the issues related to the death penalty in their action plan and to encourage their states to abolish the death penalty and to vote in favour of the UNGA resolution calling for a universal moratorium on capital punishment.

Abolitionist civil society,

– to join the World Coalition against the Death Penalty

– to create or join national coalitions against the death penalty;

– to carry awareness raising and educational actions on the abolition among the general public, political decision-makers, media, opinion makers and legal professions.

In Abidjan, 10 April, 2018